Le soleil commençait doucement à se lever. Dans une grande maison, celle des Morad, l'animation est à son comble. Alors que Lady Morad, s'affaire aux fourneaux, Monsieur lit son journal, bien ancré dans son fauteuil un pipe à ses lèvres. Dans un vacarme, cinq enfants descendent le grand escalier. D'abord Naoki, le fils aîné de la famille, âgée de 18 printemps, suivi de près de ses frères et soeurs. Dana, Musa, Gabriel, et Raphaëlla, agée respectivement de 5, 6 12 et 14 ans. Dans une immense précipitation il se précipitent devant la table de la salle à manger, et , comme s'ils n'avaient pas mangée depuis au moins une semaine, ils dévorèrent se qu'ils ont devant les yeux. D'un regard doux comme la neige, leur mère les regardent, tout en caressant les cheveux chatoyant de sa cadette Dana. Puis , en regardant plus attentivement, elle dit: « Ou est Lya ?». D'un ton d'amusement, presque moqueur , Naoki, répondit: « Oh, elle est sûrement encore entrain de ronfler!!!» S'ensuivit d'un éclat de rire général. En effet, Lya, était encore entrain de ronfler, c'était le moins que l'on puisse dire. Emmitouflé dans un édredon, sur un futon posé à même le sol, elle rêvait , laissant se dessiner un petit sourire sur ses lèvres rose. Elle dormait encore, mais plus pour longtemps. A pas de loup, Musa entra dans sa chambre, se mis à califourchon sur sa soeur, et dans un mouvement rapide lui déversa un saut d'eau plus que glacé. Lya se réveilla en un saut qui fit voltiger Musa à quelques mètres.
« Mais t'es complètement malade, c'est pas vrai, qu'est ce qui t'as prit, tu veux me tuer?! », lui lança Lya, furieuse et totalement gelée.
« Pas spécialement, mais c'est la seule façon de te réveiller donc.....» Musa n'eût pas le temps de terminer sa phrase. Avec un regard assassin, Lya se jeta sur elle et la poursuivit dans toute la maison, pour finalement, filer se sécher, avant qu'elle n'est attrapée froid. D'un geste désinvolte, Lya ferma sa porte, et se dirigea vers sa douche qu'elle prit bien chaude. Puis s'habilla et se coiffa, avant de descendre à la salle à manger. En se retournant sur elle, sa mère lui adressa son petit déjeuner, composée d'un oeuf, du jambon, et un bouillon de riz. Toujours avec de la moquerie dans son ton, Naoki dit à sa soeur: « Alors, toujours aussi originale dans ton style?!» Sans y prêter attention, Lya rétorqua « Et ouais, t'as vu ça?! C'est clair que tout le monde ne peut pas être aussi stylé!!!» Ces deux là se foudroyaient du regard, on pouvait même voir de petites étincelles. C'est évident, que Lya n'était pas du tout habillé comme les jeunes filles de son âge. Elle portait un pantalon noir moulant laquelle elle rajoutait une mini jupe à motif écossais. Puis elle avait une chemise traditionnelle blanche, avec une cravate rouge, et une sorte de gilet de costume assez court, avec par dessus une mini cape à motif écossais. Et en fin, par dessus, ses cheveux court ébouriffés d'un noir d'ébène, une casquette gavroche à motif écossais également, cachant son unique mèche blonde. Ses yeux bridés d'un bleue perçant regardaient d'un air de défi son frère toujours entrain de la narguer.
Leur mère était exaspéré, et leur père, enfin sorti de son journal, se leva de son fauteuil , et tout en tapotant l'horloge du bout du doigt, dit fermement: « Vous ne pensez pas que vous avez autre choses à faire que de vous battre!!!»
Sortit de leur querelles, les deux lycéens regardèrent l'horloge que leur montraient leur père et synchroniquement:
« On va être en retard!!!!!!!!!!!» Comme une flèche, Naoki, se précipita à la sortie, après avoir prit ses affaires. Lya elle prit le temps de mettre ses mitaines noires, endossa son sac à bandouillère sur l'épaule, puis après avoir enfilé ses basket noires, fila au lycée. Il se trouvait à peine à deux kilomètre, mais l'heure étaient déjà bien avancés . Alors, pour ne pas perdre de temps Lya prit un raccourci par la forêt. Tout en courant, elle aperçut une vielle dame, qui a regardait, mais n'y prêta pas attention et continue sa course. A peine dix minutes plus tard elle était arrivée. Son lycée était un ancien château du XII° siècle. L'escalier était raide, mais elle parvint tout de même à le monter entièrement, et arrivée à la salle de classe, elle poussa la porte et dans un essoufflement laissa échappé un bonjour, que même le professeur, qui pourtant n'entend rien de chez rien, perçut clairement. Il se retourna et s'approchant d'elle lui tendit une feuille et dit:
« Allez vous asseoir, l'épreuve va commencer.» Sans un mot, à part un bref signe de tête, et s'exécuta. Heureusement qu'elle était arrivée à l'heure. Elle l'avait complètement oublié. Aujourd'hui, était le jour des examens de chaque trimestre, le rater était une chose impensable. Heureusement qu'elle avait travaillé dessus pendant toute les vacances. L'épreuve était un simple QCM, mais à chaque fois que l'on se trompait, un demi points était enlevé, on avait bien vite fait d'avoir zéro. Il ne fallait pas se rater. Pour Lya c'était plutôt simple, elle décelait les petits pièges et fini l'épreuve assez rapidement. Le temps de relire, et elle le rendit au professeur stupéfait. Il lut la copie, et d'un geste de la main, lui fit comprendre qu'elle pouvait y allez.
Lya descendit le long escalier marche par marche, et se rendit à l'église, au fond de la cour. Lya venait s'y ressourcer, régulièrement. Personne n'y venait jamais à part elle, en fait tout le monde le croit hanter. Quelle foutaise! C'est ce que Lya disait toujours. Elle emprunta l'escalier qui menait au clocher, il était étroit, mais Lya était assez fine, alors il n'y avait pas de problème. Elle s'arrêta à l'étage avant le clocher. Içi, elle avait entreposer divers accessoire. Une corde à sauter, une poutre, des barres de gym,.... C'est endroit est le lieu ou elle s'entraîne régulièrement. Elle y a apprit à travaillée sa souplesse et sa puissance. Grâce à une vidéo qu'elle avait achetée et beaucoup d'entraînement et de patience, elle arrivait même à faire des mouvements complexes de la Capoeira. Lya posa son sac à terre, l'ouvrit et sortit un short et un tee-shirt. Sans plus de discourt , elle se déshabilla et mis les affaires qu'elle venait de sortir. Elle commença par de simples étirements, et commença à courir à travers la pièce. Celle-ci était très vaste, alors cela de posait pas de problème. Après vingt minutes de course intensives, et s'arrêta net . Puis face au mur , elle prit son élan, prit de la vitesse, et, une fois arriver à bonne distance du mur devant elle, sauta, et couru à la verticale du mur. Arrivée au point final, elle fit un magnifique saut en arrière, fit un double salto, et fini par atterrir sur ses deux pieds au sol, tel un oiseau se posant sur une branche . Elle avait sauté à plus de trois mètres du sol. Alors qu'elle était tout à fait droite, les yeux fermé et un sourire satisfait sur le visage, elle se retourna d'un seul mouvement pour donner un coup de poing magistral, qu'elle arrêta à a peine quelques millimètre du nez de Naoki, les yeux écarquillé, et tout en sueur, devant le point refermé de sa soeur.
« ah ce n'est que toi... mais au fait.... QU'EST CE QUE TU FAIS ICI??????? » Dans la voix de la jeune fille résonnait surprise et colère. Elle ne supportait pas que son frère la surprenne comme ça. Le jeune garçon quand à lui, était à moitié terrorisé, mais se reprit vire pour rétorquer: « Attend, c'est plutôt à moi de te demander ça, t'avais pas des épreuves aujourd'hui?! »
« Ben ouais, mais je les ais déjà terminées, puis en se détournant de son frère, Il étaient plutôt facile!!!! T'as fini tes cours toi?»
« Ouais, j'viens de les terminer, pourquoi?»
«Ben, on pourrait allez faire une parti de basket, qu'est ce que t'en dit?!»
« Ok, ça marche, j't'attend en bas. Change toi, il fait froid dehors!!» C'était plus une recommandation qu'un ordre, mais Lya répondit tout de même fermement « Mêle toi de tes affaires!!»
Elle n'en eu pas pour longtemps. À peine cinq minutes plus tard, elle était en bas, un ballon de basket à la main. Elle lança son sac sur le sol, et couru vers un des panier en criant: « Eh ben c'est comme ça que tu défends, du nerf!!!!» Naoki, se retourna vers Lya et la rejoignit vite, tout en lui prenant la balle des mains. Il resta un bon moment à dribbler, sans que Lya n'arrive à lui reprendre le ballon. Alors que Naoki allait lancé le ballon pour marquer, Lya sauta en l'air et l'intercepta. Elle parcouru tout le terrain en dribblant, et marqua un panier. Son frère était épuisée à force de lui courir après, mais cela l'amusait. Ça lui rappelait les longues de journées de jeu avec Lya quand ils étaient petits. Bien sûr Lya était devenu bien plus forte qu'avant, et même bien plus que son frère.
« Ding... Ding....» , la cloche de l'église venait de sonner. «Faut rentrer» Dit Naoki avec beaucoup d'autorité, sans la moindre contestation de Lya, qui ramena les ballon à l'entrepôt . Elle ramassa son sac et alla rejoindre son frère. Sur le chemin du retour, il s'arrêtèrent devant le collège, ou Gabriel et Raphaëlla les attendait, et devant l'école primaire, retrouvèrent Musa et Dana, qui totalement gelée attendait assise sur le banc devant l'école. En voyant leurs frère et soeur arrivés, Musa et Dana coururent au devant d'eux, et sautèrent dans les bras de leur aînés. Tout les six se dépêchèrent de rentrer, car la nuit commençait à tomber. Leur mère les attendaient aux pas de la porte.
« Qu'est ce que vous faisiez, vous devez être gelés!! Allez vite vous réchauffer!» Les six enfants se dirigèrent tous en même temps vers la cheminée allumée. La chaleur des braises étaient tellement agréables. Leur mère avait déposée des couvertures que chacun s'empressèrent de se mettre sur le dos. « Le bain est près pour ceux qui veuillent y aller» A cette annonce les filles se précipitèrent. La baignoire étaient assez grande et pouvait facilement contenir les quatre filles encore un peu frigorifié. L'eau était chaude et elles ne purent s'empêcher de laisser échapper toute en même temps un soupir d'apaisement et de bien-être.
Musa regarda Lya et dit, comme pour lancer la conversation « T'as encore cette marque ?»
«Quelle marque?» demanda Raphaëlla interloquée. Tout en pointant le haut de la poitrine de sa soeur elle dit «CETTE marque».
Cette marque, elle ressemblait un signe asiatique. En vérité c'était le kanji japonais pour écrire feu.
Bizarrement, toutes se retournèrent sur Lya et fixèrent le symbole. La jeune fille un peu gènée fini par déclarer, crûment « Quand vous aurez fini de me reluquer le sein vous me préviendrez!!»
Les joues de ses soeurs prirent alors une couleur aussi rouges que des pivoines. Amusée, Lya dit:
« Si vous pouviez voir vos têtes, vous êtes trop drôles» Lya ne put contenir son rire et finit par éclater d'un rire, qui précéda celui de ses soeurs, qui finirent par s'éclabousser. Derrière la porte, les deux garçons écoutaient ce qui se passait sans rien comprendre. Ils venaient de finir de se laver, et avait été attiré par les paroles de Lya. Ni une ni deux, leur mère qui étaient derrière s'approcha à pas de loups et les tira violemment par les oreilles tout en les réprimandant d'une voix forte et claire: « Puisque vous avez assez d'énergie pour espionnez vos soeurs durant leur toilettes, vous devez en avoir également assez pour m'aider à la cuisine!!!...» Le calme qui avaient été instauré durant ces paroles dans la salle d'eau, s'ensuivit d'éclats de rire encore plus puissants que les précédents.
L'heure du dîner était arrivé. Tous était autour de la table et chose rare, leur père aussi. Il mangeait tranquillement quand le téléphone sonna. Leur mère alla répondre. La discussion fut brève car elle revint peu de temps après, mais l'air grave sur son visage inquiéta son mari. Elle s'assit à la table, et calmement dit « Dés que vous aurez fini de dîner, vous irez directement vous couchez!»
« Mais pourquoi?!C'est le week-end demain!» C'était Naoki qui avait posé la question . Sa mère chercha ses mots un instant puis fini par répondre: «Il a fait froid aujourd'hui, si vous ne vous reposez pas assez, vous ne tiendrez pas la journée de demain!» Naoki poursuivit «Mais...», « Il n'y a pas de mais qui tiennent Naoki!!!» La réponse était catégorique, on ne pouvait rien espérer. La suite du repas de fit dans le plus grand silence. Une fois terminé tous les enfants montèrent dans leur chambres et obéirent à leur mère. Lya fût la dernière à aller dans sa chambre. Elle enfila un tee-shirt trop large pour elle, et s'apprêta à se coucher. Elle avait déjà fermée la lumière, et c'est là qu'elle entendit un bruit de voiture. Elle se garait. Doucement, elle s'approcha de sa fenêtre pour voir qui venait chez ses parent à cette heure là. Elle ne distinguait qu'une silhouette. À première vue, c'était un homme. Il était habillé de la tête au pieds de noirs . Tout ce qu'elle pût voir de son visage fût ses longs cheveux noirs attachées en queue de cheval. Il attendait au pas de la porte, quand elle s'ouvrit, puis en entra, suivit de près par un loup, qui d'un coup tourna sa gueule vers la jeune fille, tout en lui adressant un regard perçant. D'un mouvement Lya se propulsa dos contre le mur à coté de la fenêtre. Ce regard, il était si intense, Lya resta comme si elle ne pouvait bougé, elle était comme paralysée par la peur, jamais ça ne lui était encore arrivée. Ses pensées se percutaient. Quand elle réussit à remettre de l'ordre dans son esprit, elle s'aperçut que des larmes avaient coulé le longs de ses joues. Depuis combien de temps cela ne lui étaient plus arrivée? Elle ne s'en souvenait même plus.
Prenant son courage à deux mains, elle s'avança vers sa porte, l'ouvrit, et se dirigea vers l'escalier. Elle s'était faite toute petite. Elle regardait vers le bas. Il y avait, son père, sa mère, et cette homme en noir. Le loup qui l'accompagnait, n'était pas avec lui. La réponse ne fut pas longue à lui parvenir. Un respirement lourd la fit se retourner. Il était face à elle, sa gueule fermée, mais ses deux yeux fixées dans ceux de la jeune fille terrifié. Elle ferma les yeux, comme si ça pouvait la protéger, et contre son attente, le loup lui donna quelque coup de langue sur son visage. Doucement Lya ouvrit un oeil, puis deux. Le loup passa sa tête sous le bras replié de la jeune fille et continua de lui lécher le visage. Encore un peu inquiète, Lya tendit la main vers le loup, et lui caressa son pelage. « Tu est moins méchant que tu en as l'air!» Ces paroles, le loup dût les comprendre, car il secoua la tête dans un geste d'affirmation. Elle retourna la tête vers ses parents. L'homme en noir portait une sorte de grosse malle. À y regarder de plus près, ses serrures étaient dorés comme de l'or et avaient une forme de végétale. L'ensemble de cette malle avait l'air d'être faite de cuir. Elle était très belle. L'homme la posa à terre, et fit claquer ses doigt. Ils étaient tellement fin, et comme dorés. À ce signal, le loup le va la tête et s'en allât rejoindre son maître. Celui ci se baissa pour le caresser, et soudain tourna son regard vers l'endroit ou se tenait Lya. Elle n'avait pas eu le temps de ses dissimuler. De son visage elle ne vit que les yeux qui la scrutait, son nez et sa bouche étant cachés sous un masque noir. Malgré la distance elle s'aperçut qu'il avait les yeux vairons, un bleu, et un vert. Cela donnait une impression étrange, mais en même temps elle trouvait ça magnifique.
Une fois que l'homme fût parti, en laissant derrière lui la malle, Lya retourna sans faire de bruit se coucher. Sa nuit se fit sans rêve , en fait, elle ne dormi qu'à moitié. Plusieurs fois dans la nuit, sa mère rentra dans sa chambre, s'assit sur le futon et caressa les cheveux de sa fille d'une main tremblante.
« Que Dieu te protège....», ces mots, elle les répéta plusieurs fois, d'un voix si douce, si douce.... jamais sa mère n'avait eu pareille voix.